Rencontres du bout du monde

18 décembre 2011

Puisque tout a toujours une fin...suite et fin

Passons désormais au bilan de mes six mois passés en Amérique du Sud. Etant bien incapable de pouvoir résumer en quelques lignes la richesse de l’expérience que je viens de vivre, je ne vous livrerai donc que quelques éléments et impressions…

Mon itinéraire réel tout d’abord, puisque celui-ci fût, surtout sur la fin, légèrement différent de mes prévisions. Je suis en effet restée plus longtemps que prévu en Bolivie, par coup de cœur, au Pérou, par coup dur, moins longtemps en Equateur et ai finalement terminé mon périple en Colombie plutôt qu’au Brésil et en Guyane repartant de Bogota, plutôt que de Cayenne.

Ci-dessous la carte de mon parcours avec l’indication de mes points de passage.

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Et puis quelques chiffres…

Au total…ce sont près de 23 000 kms parcourus via près de 450 heures de bus effectuées et quelques heures en avion ! 6 pays traversés et environ 65 villes ou lieux visités. 22 rencontres associatives dans le cadre de mon projet et des centaines de personnes rencontrées sur la route…

Ce que j’ai aimé pendant ces six mois d’aventure : mes rencontres avec Alejandro, Vilma, Marco, Claudia, Nilza, Laurent, Maria, Walter, Eric, Sebastian, Jose Luis, Percy, Luis et sa famille, William…et tous les autres membres d’associations qui m’ont accordé du temps pour me parler d’eux et de leurs actions, mes rencontres avec Magali, Javier et Marillia, David, Gaetan, Maria, Jorge, Joselio, Walter, Nico, Tom et Alex, Shigeo, John, Maik, Tom et Flo, Aymeric, Marie, Renaud, Nico, Nadia, Valérie, Vincent, Nico, Ghislain, Blaise et tous les autres routards croisés sur la route, dont certains sont devenus de vrais amis et occupent aujourd’hui une place dans ma vie, les visites de mes ami(e)s Vesna, Géraldine, Biniam et Nathalie au long du chemin, la chaleur humaine de tous ces habitants d’Amérique latine, l’ « Abrazo » argentin, la bonne humeur communicative et la philosophie de vie des colombiens, le caractère un peu brut des boliviens, les heures passées dans les bus à lire, écrire, observer ou juste rêvasser, ma découverte du tango argentin, le chocolat de Bariloche, les grandes étendues désolées et l’atmosphère d’un autre temps de Patagonie, mes treks et randos en solitaire au milieu de paysages à couper le souffle, voir un iceberg se décrocher du Perito Moreno, observer pingouins de Magellan, lions et éléphants de mer, dauphins, albatros, orques, tatous, singes, serpents et autres animaux dans leur milieu naturel, avoir la sensation d’atteindre le bout du monde à Ushuaia, l’univers mystérieux de l’île de Chiloé, la sensation d’avoir dépassé ses limites, l’arrivée épuisée mais fière en haut du volcan Villarica, la découverte du peuple Mapuche, la maison de Pablo Neruda à Valparaiso, passer une nuit sous les étoiles du désert d’Atacama, observer Saturne au télescope, la beauté rude et sauvage de l’altiplano bolivien, le lever du soleil sur le Salar d’Uyuni, mes journées passées avec l’équipe de la Fondation Pueblo dans la communauté de Llallagua, la ville de Sucre, les métiers inventés en Bolivie, au Pérou, en Equateur ou en Colombie pour s’en sortir (pèse-personne dans la rue, cabine téléphonique humaine, vendeur ambulant dans les bus etc…), les vins argentins et chiliens, le Curanto et les crustacés au Chili, les pancakes de Bolivie, découvrir et manger des fruits que je ne connaissais pas sur les marchés, les jus de fruits, le Pisco sour, le Ceviche et plus globalement la cuisine peruvienne, les marchés de Bolivie, du Pérou et d’Equateur, manger un repas complet pour 1,50 euros en Bolivie, les eaux calmes et froides du lac Titicaca, la sérénité de l’Isla del Sol, fêter mes 32 ans en Bolivie, danser toute la nuit en mâchant de la coca et buvant des alcools bizarres pour le passage du solstice d’hiver, manger du cœur de bœuf à 4h du matin, le marché aux sorcières de La Paz, l’arrivée aux aurores sur le Machu Picchu, dominer une mer de nuages, les bains dans les sources d’eau chaude du Pérou, passer une nuit au fond du canyon le plus profond du monde,  la salsa de Cali, l’ambiance de Medellin, passer une nuit de pleine lune à la belle étoile sur l’île de Playa Blanca, la découverte d’un coin de paradis au nord de la Colombie, le sentiment de liberté qui ne m’a quasiment pas quitté de ces six mois…

Ce que j’ai moins aimé : la pluie, le vent glacial, la neige et le froid de Patagonie, les douches glaciales des auberges du sud du Chili, les trajets de bus de plus de 20 heures (là je crois que c’est ma limite), avoir failli être abandonnée à 2 heures du matin au milieu de nulle part en Bolivie par un chauffeur de bus, me faire voler toutes mes affaires dans un bus au Pérou, les checks-points militaires au sein des bus et les fouilles à l’aéroport en Colombie, me faire asperger de sauce vinaigrette dans le métro de Buenos Aires, mes quelques épisodes de turista, les passages aux frontières parfois compliqués entre chaque pays, la montée éprouvante du volcan Villarica, ma nuit barricadée dans ma chambre dans un hôtel rempli de travailleurs des mines à Copiapo dans le nord du Chili, le mal de tête monstrueux ressenti lors de ma première nuit au dessus de 4000 mètres, la nuit à moins 10 degrés sur le Salar d’Uyuni, la nécessaire mais impressionnante visite des mines de Potosi, les moustiques, le manque d’intimité et d’hygiène parfois dans les auberges de jeunesse et petits hôtels pas chers, passer six mois avec des chaussures de marche trop petites, le côté un peu trop touristique et parfois artificiel du Pérou, manger du Cuy ou Cochon d’Inde pour les non initiés, les films pourris diffusés dans les bus, dormir dans un hamac…ça fait mal au dos…

En deux mots…une EXPERIENCE UNIQUE que je ne suis pas prête d’oublier.

Un grand merci à toutes les personnes que j’ai pu rencontrer sur place : Fernando Galera et Vilma Vega, Laurent Gimenez, Gonzalo Strano, Manuela Zalazar, Alejandro Carlos Giardino, Maria Cristina Ruiz, Walter Herrera Medina, Marco A.Garcia Leon, Silvana Buholzer R, Adriana Guajardo, Susana Ortiz Geoffroy, Pedro Apala, Sandro Saravia, Javier Huarachi, Eric Nadeau, Sebastian Andenmatten, Gunther Schulz-Heiss, Claudia Ossio, Marcos Castellon, Joseluis Chong P, Percy Gomez Merino, Luis Delgado et sa famille, William Wadoux, Cristina Terry Lobo, Veronica Quitiguina, Juan Martinez.

Et merci à tous ceux qui m’ont suivi et m’ont envoyé des p’tits messages régulièrement.

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Taganga…petit village de pêcheurs non loin de Santa Marta

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Le parc Tayrona…et ses plages paradisiaques et désertiques

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Puisque tout a toujours une fin...

Et oui, c’est avec tout ce retard…plus de deux mois après mon retour (je suis rentrée le 24 septembre dernier) que je me décide enfin à écrire le message qui clôturera mon voyage et ce blog. Tout ce temps, certainement, parce que je n’arrivais pas vraiment à réaliser mon retour et à clôturer, mais aussi parce qu’il m’a fallu me réadapter à la vie parisienne et à la vie professionnelle, retrouver un rythme etc.…ce qui n’a pas toujours été simple.

Aujourd’hui, un peu plus posée, je me sens enfin prête à finaliser ce projet et me concentrer sur la suite, suite à donner à cette aventure, puisque j’aimerais maintenant éditer mon blog, mais aussi reprendre contact avec tous les membres d’associations rencontrés sur place et tenter de réaliser et d’éditer un « carnet de rencontres du bout du monde », et enfin tenter d’apporter ma contribution, je ne sais encore comment à ces associations, et plus globalement, au développement de l’Amérique du sud….suite à donner à ma vie aussi…professionnellement et personnellement.

L’heure est donc au bilan de cette aventure.

Mais avant cela, j’aimerais juste vous faire partager par quelques photos le petit coin de paradis où j’ai passé les deux dernières semaines de mon voyage….sur la côte caraïbe de la Colombie.

La ville mythique de Carthagène…ville de pirates…

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Playa blanca…île située non loin de Carthagène où j’ai pu expérimenter les nuits en hamac

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12 septembre 2011

Medellin, ville de tous les contrastes

Vibrante, moderne, effervescente, inquiétante, culturelle, festive, étouffante, sophistiquée, mythique…Medellin est tout à la fois…une ville pleine de contrastes cherchant à effacer les traces d’un lourd passé.

Ancienne capitale mondiale du traffic de cocaine et quartier général des cartels colombiens pendant les années 80 et 90, la ville de Medellin, anciennement dominée par Pablo Escobar a fait de son passé une légende et cherche aujourd’hui à changer d’image….Considérée aujourd’hui comme la capitale economique et culturelle du pays, Medellin est une ville fascinante dont je joins ci-dessous quelques morceaux choisis.

La ville de Fernando Botero

Quelques images de la ville parsemée des sculptures voluptueuses et généreuses de l’artiste colombien, natif de Medellin, Fernando Botero…la ville devenant quelque peu musée à ciel ouvert.

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La légende Pablo Escobar

Et oui, je n’ai pu m’empêcher de faire un tour sur la tombe de Pablo Escobar…ancien chef des cartels de la drogue de Medellin dans les années 80 et 90 et assassiné en 1993. Certes, cette visite peut sembler étrange, mais la figure de Pablo Escobar, devenue aujourd’hui mythique, fait partie integrante de l’histoire de la ville…

C’est ça aussi la Colombie ¡!!

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Vue de la ville depuis les hauteurs

Insérée dans une cuvette entourée de montagnes…voici quelques images de la ville depuis son téléphérique.

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Une semaine dans le sud de la Colombie

Changement de programme pour la fin de mon séjour en Amerique du Sud. En lieu et place de la traversée de l’Amazonie brésilienne et d’un passage en Guyane Française, me voici en Colombie depuis plus de deux semaines désormais. J’y ai en effet tout d’abord retrouvé un ami à Cali…et une nouvelle carte bancaire, avant de partir passer quelques jours à la decouverte du sud du pays, puis poursuivre ma route vers Medellin ou j’ai passé quelques jours et Carthagène sur la côte caraibe où je suis actuellement.

Ci-dessous quelques morceaux choisis de ma première semaine dans le sud du pays.

Cali ou la capitale colombienne de la salsa

S’il y a bien une chose qui caractérise Cali et vaut le passage de nombreux visiteurs dans cette ville, c’est la salsa !!! Impossible de se balader dans la ville sans passer à côte…salsathèques, discothèques, bars, cours…toute la ville bat au rythme de cette danse endiablée que les caleños dansent dès le berceau…inventant même leur propre style !!! Je vais vous étonner…mais point de salsa pour moi à Cali. En lieu et place, les tout aussi éléctriques et endiablés festivals afro-colombien “Petronio Alvarez” et d’affro-jazz.

Ci-dessous, quelques images du festival de musique afro-colombienne “Petronio Alvarez” réunissant toute la communauté africaine de Cali et de la côte pacifique de Colombie pendant près d’une semaine pour des fiestas jusqu’au bout de la nuit !

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Popayan, la cité coloniale

Après Cali et ses fêtes, je suis partie passer quelques jours plus tranquilles dans le sud. Dans ce cadre, je me suis tout d’abord arrêtée à Popayan, considérée comme l’une des plus belles villes coloniales de Colombie.

Ci-dessous quelques photos de cette cité blanche aux monuments remarquablement préservés.

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San Augustin et ses mysterieuses statues

Poursuivant ma quête de calme et de nature, je me suis ensuite rendue à Popayan. Le village, essentiellement connu pour sa proximité avec le site de San Augustin, se mérite: huit heures de bus depuis Popayan sur une route totalement defoncée et parsemée de nombreux check-points et campements militaires cherchant à sécuriser la région face à la guerilla sévissant dans le pays. Au final, je suis en effet arrivée dans un minuscule village d’un autre temps, où les jeunes en mobilettes côtoient les paysans se deplaçant encore en charettes tirées par des chevaux.

…Agréables réveils matinaux au son des sabots des chevaux sur les pavés.

Ci-dessous, quelques unes des statues du site archéologique proche du village. Quelques siècles avant l’arrivée des espagnols sur le continent, San Augustin fût le centre d’une civilisation encore aujourd’hui enigmatique…qui enterrait ses morts et rendait hommage à leur memoire a l’aide de monumentales statues de pierre sculptées au pied des tombes. Prés de 500 statues héritées de cette civilisation subsistent aujourd’hui.

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02 septembre 2011

Juan Martinez, fondateur de l'ONG Sinchi Sacha

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A Quito, je rencontrai Juan Martinez, fondateur de l'ONG Sinchi Sacha.

Apres un parcours professionnel dans differents domaines, Juan Martinez a cree la Fondation Sinchi Sacha il y a 18 ans.
Son objectif d'alors et qu'il partage toujours aujourd'hui : defendre et conserver le patrimoine equatorien, a la fois sur le plan culturel et sur le plan naturel.
Dans ce cadre, cette organisation  de commerce equitable travaille essentiellement autour de l'art et l'artisanat des peuples indigenes d'Equateur : pour sa preservation et sa conservation, sa promotion et enfin sa commercialisation.
La Fondation travaille sur l'ensemble du territoire, avec les differentes communautes d'Amazonie, de la Sierra (la partie andine de l'Equateur) ou de la cote.

Pour sa preservation et sa conservation, la Fondation travaille avec les differentes communautes, pour assurer la conservation et survie de leur savoir-faire, developpe egalement des cours et des formations pour accompagner les communautes dans des processus de reappropriation de savoir-faire perdus ou d'innovation en matiere de methodes artisanales ou de dessins des produits textiles ou ceramiques.

Pour sa promotion, Juan a notammant cree a Quito, le Musee ethno-historique d'artisanat de l'Equateur Mindalae, dans le but de faire connaitre les traditions artisanales du pays.
Se voulant une proposition alternative de gestion du patrimoine artisanal, le musee que j'ai eu l'occasion de visiter, offre une lecture multiple, montrant a la fois les ressources naturelles et materielles de production, les techniques employees et enfin le contenu symbolique des objets realises et leur conception esthetique comme manifestation artistique.
Souhaitant creer un musee vivant et ouvert, Juan a egalement developpe d'autres activites attenantes : espace de recherche et de debat autour de la production artisanale, salle de classe virtuelle et information au public, evenements divers...

Enfin, pour sa commercialisation, la Fondation a developpe le concept de boutique-musee ou les produits realises par les communautes indigenes sont non seulement vendus mais egalement exposes.
Dans ce cadre, la Fondation participe egalement a de nombreux salons de commerce equitable partout dans le monde, fait partie de differents reseaux de commerce juste et equitable, et aimerait, dans le futur, s'allier a des reseaux etrangers et ouvrir des boutiques en Europe, aux Etats-Unis, en Chine.
Le projet est egalement d'aider les communautes indigenes a ouvrir leur propres magasins, comme c'est deja le cas en Amazonie.

Cote financement, la Fondation est completement autonome concernant le musee qui vit en total auto-financement grace aux recettes des activites annexes : entrees, boutique, restaurant.
Pour le reste, et notamment ses projets de conservation du patrimoine, de recuperation et de rehabilitation de savoir-faire artisanal en disparition, la Fondation est soutenue par differents organismes, dont l'Union Europeenne ou d'autres fonds issus de la cooperation.

A cote de cette activite tournee vers la preservation de l'artisanat equatorien, la fondation entend egalement participer a la defense du milieu naturel equatorien...a travers la conservation de la foret et la reforestation...la Fondation a ainsi un terrain de 100 ha en Amazonie devolu a la reforestation et a la conservation de la flore equatorienne; ou encore le tourisme communautaire dans la region du Napo en lien avec les commaunautes Kichwas.

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27 août 2011

Un tour au marche de Saquisili

Je ne peux quitter l’Equateur sans evoquer les marches.

Offrant l’un des spectacles les plus colores d’Amerique du Sud, les marches d’Equateur ont lieu dans chaque ville et village le long de “l’avenue des volcans” au centre du pays.

Le plus connu d’entre eux, en particulier pour son artisanat, est le marche d’Otavalo ayant lieu le samedi.

Mais sont tout aussi interessants les marches de Saquisili le jeudi ou d’Ambato le lundi.

Chaque village de la Sierra a ainsi son jour de marche.

De mon cote, je suis allee voir celui de Saquisili, considere comme l’un des plus authentiques.

Marche au sucre et legumes sur le terrain de sports, marche aux tissus pres de l’eglise, marche aux animaux (moutons, lamas, boeufs, porcs, cuys, poulets…) un peu plus excentre…

 

Ci-dessous quelques images de ce marche haut en couleurs.

 

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Cristina Terry Lobo, pour la preservation des animaux d'Amazonie

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A Puyo, je rencontrai Cristina Terry Lobo, veterinaire et coordinatrice des volontaires au sein du refuge pour animaux de Yana Cocha.

De nationalite espagnole et veterinaire de formation, Cristina est en Equateur et travaille au sein du refuge Yana Cocha depuis 9 mois.

Tout a commence il y a quelques temps pour Cristina.

A la suite de ses etudes de veterinaire en Espagne, Cristina commence par travailler dans un cabinet pour soigner, classiquement, chiens, chats et autres animaux domestiques.

Pourtant, passionnee par la faune africaine et souhaitant travailler en Afrique, Cristina entreprend tres vite une specialisation en soins pour animaux sauvages.

Durant cette annee de specialisation, elle realise son stage pratique au sein d’un refuge pour singes en Angleterre. C’est le coup de foudre pour cette espece a laquelle elle souhaite desormais consacrer sa carriere.

Ayant appris l’existence d’un poste vacant au sein de la fondation Yana Cocha, elle postule et est engagee en tant que veterinaire pour le centre et responsable des volontaires venant chaque annee du monde entier travailler dans ce refuge.

Cristina travaille desormais depuis 9 mois au sein de Yana Cocha pour son plus grand plaisir.

 

Le centre Yana Cocha a ete fonde par la famille equatorienne Flores Paredes au depart comme une ferme ecologique.

Mais devant les nombreux trafics ilegaux dont sont victimes les animaux d’Amazonie en Equateur, le centre a commence peu a peu a recueillir des animaux avant de devenir officiellement refuge en 2006.

Aujourd’hui, le centre de 8 hectares est divise en deux: 4 hectares consacres aux animaux et 4 hectares consacres a la reforestation.

Les animaux arrivent de diverses manieres: dons de certaines familles equatoriennes ne parvenant plus, par exemple, a gerer un singe devenu agressif…Mais ils sont le plus souvent amenes par la police les confisquant a des hotels, zoos, cirques, centres touristiques les detenant dans des conditions inhumaines ou recuperes sur les routes.

Au total, 150 a 200 animaux, primates, felins, oiseaux etc…sont aujourd’hui heberges au sein du centre Yana Cocha.

Parmi les especes presentes, citons poissons d’Amazonie, sangliers, caimans, singes, serpents, tortues, tigres, pumas, perroquets, aras…

Le processus de soin est toujours le meme: recuperation des animaux, soins, et liberation de certains dans la foret…en particulier les animaux vivant sans grand contact avec l’humain et n’ayant pas eu le temps, pendant la periode de soins, de devenir dependant au contact humain.

Un espace au sein du centre est d’ailleurs exclusivement consacre a la liberation des animaux, permettant de tester, en conditions reelles, leur capacite de survie dans la nature.

 

A cote de ce travail aupres des animaux, le centre realise egalement d’autres activites relatives a la protection et la conservation de l’environnement : creation de sentiers ecologiques, reforestation avec reimplantation de plantes menacees de disparition, jardins botaniques, serre d’orquidees, pisciculture, jardins pour la culture des fruits et plantes utilisees pour nourrir les animaux presents dans le centre etc…

 

Quant aux personnes travaillant au sein du refuge, elles sont au nombre de sept, huit, auxquelles il faut rajouter les universitaires venant realiser leur stage pratique et les volontaires venant du monde entier passer quelques semaines ou quelques mois au sein du centre.

 

Cote financement, ce centre prive doit vivre sans aucun financement du gouvernement.

L’accueil du public et des volontaires est donc la principale source de financement du centre.

 

Ci-dessous quelques images…

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26 août 2011

Quito, morceaux choisis...suite et fin

Un arret au milieu du monde

 

Quito fut enfin l’occasion d’un passage au milieu du monde…sur la ligne de l’Equateur, traversant le village de la Mitad del mundo, a 22kms au nord de la capitale.

Un point du globe a 2483 metres d’altitude, de longitude 78·27’08’’ et de latitude 0·0’0’’, permettant d’avoir un pied en hemisphere nord et l’autre en hemisphere sud.

 

C’est au 18eme siecle que l’Academie royale des sciences envoya deux equipes de savants francais et notamment Charles Marie de La Condamine et sa mission geodesique, en Equateur, a la decouverte de la forme de la terre.

De juin 1736 a 1739, les savants francais acompagnes de deux savants espagnols mesurerent trois degres de l’arc meridien terrestre, correspondant a une distance de plus de 300kms, leur permettant d’etablir le passage de la ligne de l’Equateur et de decouvrir que la Terre est bel et bien aplatie aux poles et bombee sur la ligne de l’Equateur.

 

Point geographique particulier, sujet a des phenomenes scientifiques etranges, la ligne de l’Equateur est egalement l’occasion de se preter a differentes experiences : verification des sens d’evacuation de l’eau (a droite dans l’hemisphere sud, a gauche dans l’hemisphere nord et tout droit en Equateur), test de force physique ou d’equilibre considerablement diminues sur la ligne de l’Equateur, test de l’oeuf consistant a tenter de positionner un oeuf en equilibre sur une tete de clou…test que j’ai d’ailleurs brillament reussi, repartant avec mon diplome “Egg Master” !!!

 

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De mon cote, apres la visite de Quito et un passage dans le centre du pays pour visiter Latacunga, non loin du volcan Cotopaxi, puis le marche de Saquisili, je viens de revenir sur la capitale pour rencontrer quelques dernieres associations equatoriennes et prendre un avion samedi, direction Cali au sud de la Colombie.

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Quito, morceaux choisis...suite 2

Rencontre avec Oswaldo Guayasamin

 

Mon passage a Quito fut egalement l’occasion de decouvrir le celebre peintre contemporain equatorien Oswaldo Guayasamin, veritable figure artistique nationale.

Artiste extremement engage, ami de Pablo Neruda ou de Fidel Castro, Guayasamin est le peintre expressioniste indigene d’Equateur.

Ses oeuvres au style largement influence par Picasso et le cubisme en general, refletent le quotidien d’un pays pauvre, d’une societe inegalitaire et violente, bafouant souvent les droits et la culture des peuples indiens, mais aussi plus globalement, denoncant l’oppression des peuples, la dictature, la guerre ou encore la misere.

Parmi ses oeuvres les plus celebres, citons, “La Espera”, representant les corps decharnes du peuple juif dans l’attente de la mort au sein des camps de concentration, “Las Manos”, representant une serie de mains priant, protestant, meditant, mendiant.., “Las lagrimas de sangre”, denonciation du regime Pinochet, “Los mutilados” representant les consequences tragiques du franquisme, ou encore “Rios de sangre”, en hommage aux disparus de la dictature argentine.

 

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"Las Manos"

 

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Extrait "Rios de Sangre"

 

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Extrait "La Espera"

 

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"Lagrimas de Sangre"

 

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"Mestisaje"

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